24% des salariés français souffrent d’hyperstress, la moitié des travailleurs présentent des « niveaux élevés d’anxiété”. Ceci menacerait la Qualité de Vie au Travail (QVT) de centaines de salariés. C’est ce que révèle une étude menée par le cabinet Stimulus en 2017 qui est spécialisé dans la santé psychologique au travail. Pour quelles raisons les salariés appréhendent-ils le retour au bureau ?
Stress, anxiété… quels sont les facteurs d’anxiété au bureau ?
On définie “l’hyperstress” comme une forme aiguë de stress pouvant avoir des conséquences graves sur la santé. Il est souvent accusé d’être à l’origine des burn-out et des accidents cardio-vasculaires. Parmi les personnes les plus touchées, on trouve plus de femmes (28%) que d’hommes (20%) entre 40 et 50 ans, travaillant dans le secteur de la santé et de l’action sociale. Selon l’organisation mondiale de la santé, « le stress au travail influe négativement sur la santé psychologique et physique des individus ainsi que sur l’efficacité de l’entreprise ».
L’anxiété est une émotion souvent ressentie comme désagréable qui correspond à l’attente plus ou moins consciente d’un danger ou d’un problème à venir. Elles se caractérise par des troubles de la panique: palpitations cardiaques, tension musculaire, sensations d’étouffement, sueurs, bouffées de chaleur ou de froid, sensation de boule dans la gorge ou dans l’estomac, insomnies, etc.
Parmi la variété des catégories de facteurs de stress et d’anxiété, ceux arrivant en tête sont liés aux exigences du travail et aux changements ainsi qu’au manque d’autonomie et de reconnaissance”.
- L’organisation du travail
- Les changements survenant au travail
- L’autonome dont on dispose
- Les ressources à sa disposition
- Les exigences et diverses contraintes
- La reconnaissance dont on bénéficie
- Les relations avec les autres
- L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
- Le soutien qui est fourni
- L’environnement de travail
Depuis la crise Covid, la vie au bureau est davantage réglée sur le rythme du télétravail. Nombreuses sont les entreprises françaises qui optent pour un mode de travail hybride. Donnant ainsi la possibilité au salariés de télétravailler occasionnellement.
Cependant, le retour au bureau ne rassure pas les salariés. Pour cause, l’accompagnement des entreprises sur la santé mental et psychologique de leurs collaborateurs serait encore trop rare. Selon le sondage, 23 % des professionnels seulement bénéficient de programmes de soutien et d’aide dans leur société, qui se réduisent elles-mêmes souvent à des initiatives de management (soirées, pots de bienvenue, conférences vidéo…).
Comment reconnaitre l’hyperstress et surmonter l’anxiété au bureau ?
Accusé d’être à l’origine des burn-out et de l’explosion des cas de dépression, cet état de stress intense peut pourtant être évité. Parce qu’il n’est pas toujours évident de faire baisser la pression et tendre vers un bien-être au travail, nous proposons quelques les astuces.
1- Donnez du sens à votre travail
Tout d’abord, il est très courant que l’écart se creuse entre nos aspirations personnelles et la réalité du travail. Sans sens donné au travail, nous perdons notre motivation et les tâches quotidiennes devient pénibles à réaliser. C’est dans ce contexte que se développent les souffrances au travail, qui souvent ont de grave conséquence sur notre santé.
À l’échelle de l’individu, nous vous encourageons à vous questionner sur votre positionnement dans la sphère professionnelle. Qu’est ce qui est important pour moi ? Qu’est ce qui me pousse à me lever le matin ? Quelles sont mes valeurs et sont-elles en adéquation avec mon secteur d’activité ? Qu’ai-je envie de faire de ma vie ? Que puis-je transformer mon travail actuel ? Quels sont mes désirs ?
Bien que chaque individu possède ses caractéristiques personnelles, l’entreprise est bien responsable de la santé de ses salariés. Proposer un programme de prévention de santé au sein des organisations a donc tout son intérêt.
2 – Respectez votre rythme
Sachez reconnaître ses limites. Une journée ne possède que 24h et vous ne pouvez vous dédoubler! A trop vouloir en faire vous risquez d’atteindre un niveau de stress nocif pour votre cerveau. Le meilleur moyen pour éviter d’arriver à cette situation est de se reconnecter à ses sens. Apprenez à identifier vos sources de positivité et de bien-être et reconnectez vous à ces dernières quand le besoin se fait sentir. Cela peut-être la musique, des activités manuelles, vos collègues, le sport.
Offrir une pause à son cerveau possède de réel bienfait. D’ailleurs si vous le pouvez, réaliser régulièrement des micro-siestes sur votre temps de pause peut-être une solution bénéfique à votre repos mental.
3 – Apprendre à dire non
L’étude révèle que les femmes sont moins perméables au stress que les hommes : 57% contre 47% pour leurs homologues masculins. La plupart d’entre elles souffrent en effet du syndrome de la bonne élève : elles ne supportent pas de mal faire et se collent une pression monstrueuse. A trop vouloir en faire, vous risquez de ne plus être efficace du tout ! Il est donc nécessaire de poser ses limites pour ne pas se laisser submerger.
4 – Retrouver sa capacité d’action
Au sein de l’entreprise, réduire le stress consiste à laisser au salarié la liberté de s’organiser de la meilleure façon possible pour aller au bout de ses missions, de faire confiance à ses compétences pour accomplir ses tâches.
En effet, le télétravail a fragilisé la frontière entre vie professionnelle et personnelle. Le manager, en redonnant la liberté d’action à ses collaborateurs leur permet de mieux affronter leurs difficultés.
En France, il y a une tradition culturelle qui consiste à prôner l’égalitarisme mais où les relations professionnelles demeurent très hiérarchisées. Or, pour avoir des salariés investis, créatifs et qui mettent à contribution toutes leurs compétences, il vaut mieux les laisser s’exprimer librement.